Portrait express avec Christelle Serei de Paradoxe Communication

Paradoxe Communication est une agence de création d’images, de site web et tout ce qui a trait à la gestion du marketing web (réseaux sociaux, SEO, SEM, etc.). Christelle nous parle de ses défis en tant qu'entrepreneure.

Portrait express avec Christelle de Paradoxe Communication

Décris-moi en quelques phrases ton entreprise?

Paradoxe Communication est une agence de création d’images, de site web et tout ce qui a trait à la gestion du marketing web (réseaux sociaux, SEO, SEM, etc). Une offre standard qu’on retrouve partout sur le marché. Mais là où Paradoxe Communication se démarque, c’est dans la mission qu’on s’est donnée soit de démystifier, de vulgariser et de bien faire comprendre au client tous ces merveilleux termes, ce qu’ils impliquent en termes d’investissement et de temps et surtout ce que ça rapporte. Je ne vends pas pour vendre et j’ai une approche formatrice ou chaque dollar investi rapportera. Si tu veux un blogue, mais que je vois en te questionnant que tu n’auras aucun contenu ni aucun temps à y consacrer, je ne vais pas pousser cette option pour le plaisir de te charger plus cher comme le feraient certains de mes compétiteurs. On fonctionne avec des banques d’heures, le client sait où va son argent et contrôle son budget et on a vraiment une approche-conseil.

Quel a été ton plus grand défi comme entrepreneur?

Le plus grand défi c’est d’être le seul à avoir la responsabilité de l’ensemble de l’entreprise dès le jour un du lancement. On se lance en affaire parce qu’on est spécialiste dans un domaine (le web dans mon cas), mais je n’étais pas une experte en gestion, en comptabilité, en recrutement et dans tous les autres domaines et je me suis retrouvée en charge de tout du jour au lendemain, seule et sans référence. En plus tu passes du statut de Christelle employé d’une boite reconnue à Christelle… travailleur autonome. Travailler dans une boite te procure une sécurité, tu as un historique, du crédit, des références, des clients. Tu es quelqu’un et du jour au lendemain, tu n’es plus personne et tout est à bâtir. Finalement, la croissance est dure à gérer. Au départ, tu développes, mais ensuite tu dois livrer et tu es seule. Et quand tu embauches, tu dois être certain d’avoir de l’ouvrage pour ne pas payer un employé à ne rien faire, trouver la bonne personne et qu’elle arrive juste au bon moment relève de l’acrobatie. Gérer tout cela sans expertise ni expérience reste encore aujourd’hui mon plus grand challenge.

Quelle a été la solution à ce problème?

C’est important de rester humble, de reconnaitre qu’on ne sait pas tout et de se mettre en mode éponge. Il faut être ouvert, dédramatiser, échanger, parler avec le plus de monde possible, lire sur le sujet, car on vit tous les mêmes problématiques. J’ai fait beaucoup de déjeuner, d’événements dans les chambres de commerce, toujours en ayant en tête de ressortir de là avec un ou deux trucs pour bâtir mon apprentissage. Prendre un mentor peut également être une très bonne idée pour te permettre de bien aligner ta stratégie. Mais il faut vraiment être ouvert à tout ce qu’on peut apprendre de tous, c’est la clé!

En terminant, quel conseil donnerais-tu à un entrepreneur?

Je le dis à tout le monde, si c’était à refaire, je verrais à m’entourer de bonnes personnes spécialistes dans leur domaine et à déléguer dès le début. Oui il y a des frais, mais souvent ce sont des frais que tu devras payer de toute façon pour refaire le travail que tu auras pris une éternité à faire , que tu ne comprends pas et dont tu n’as aucun intérêt, la comptabilité par exemple dans mon cas… 

Philippe Latour

Diplômé en administration des affaires et spécialiste dans l’optimisation de processus organisationnels, Philippe Latour est reconnu avant tout comme un créateur de valeur. Hyperactif, critique, analytique et rigoureux, il a su mettre à profit ces qualités dans chacune des entreprises pour lesquelles il a œuvré au cours des 18 dernières années, telles que SNC-Lavalin, Intrawest, Cogeco et Nuera Air. Avec lui, la seule constance est le changement et cette vision de constante amélioration lui a permis de gravir rapidement les échelons partout où il est passé et surtout de garder bien allumée sa flamme pour l’entrepreneuriat qui brûle depuis la création de sa première entreprise à l’âge de 14 ans. Sa plus grande fierté? Aider des entreprises québécoises à fabriquer au Québec de manière compétitive en 2017!